Alors que, selon l’Apec, 77% des cadres estiment qu’il leur serait difficile de retrouver un emploi à poste équivalent en cas de changement d’entreprise forcé, ce contrat vise justement à lever les freins à l'embauche des profils expérimentés. Le CVE s'adresse aux demandeurs d'emploi de 60 ans et plus. Son originalité réside dans sa sécurité de rupture pour l’employeur : ce dernier est libre de rompre le contrat du salarié de plein droit dès lors
qu’il est en mesure de liquider sa retraite à taux plein, et ce, sans motif de licenciement classique. Cette rupture est qualifiée de « mise à la retraite d’office » et bénéficie d’une exonération totale de la contribution patronale liée à cette séparation (actuellement fixée à 30%). Ce dispositif est mis en place à titre expérimental sur la période 20262028. Le maintien du bénéfice de l’exonération susvisée dépendra du rapport d’évaluation du Gouvernement, lequel sera rendu au Parlement au plus tard en 2028. Selon les premières projections de la Dares pour 2026, ce contrat devrait concerner environ 50 000 recrutements annuels.