1. Un processus législatif long, soutenu par les partenaires sociaux

  • Dès 2022, plusieurs rapports européens soulignaient la nécessité de moderniser la directive.
  • La Commission européenne a engagé une consultation en deux phases.
  • Une proposition législative a été présentée en janvier 2024, aboutissant à l’adoption de la directive révisée en octobre 2025.

2. Renforcement du fonctionnement des CEE

La réforme modernise et clarifie plusieurs aspects essentiels :

  • Deux réunions annuelles obligatoires en présentiel pour améliorer la qualité du dialogue social.
  • Définition plus précise de la transnationalité, évitant les interprétations divergentes.
  • Encadrement renforcé de l’information-consultation :
    • Les élus doivent pouvoir donner leur avis avant toute décision.
    • La direction centrale doit répondre par écrit à cet avis avant de finaliser la décision.
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3. Confidentialité et protection des élus

  • L’employeur doit désormais justifier la confidentialité imposée et en préciser la durée.
  • Objectif de parité femmes-hommes (40 % minimum) dans les groupes spéciaux de négociation et les CEE.
  • Ces dispositions visent à limiter les abus et mieux protéger les représentants salariés.

4. Recours juridiques et sanctions renforcés

  • Les employeurs devront prendre en charge les frais juridiques raisonnables engagés par un CEE.
  • Les sanctions devront être :
    • proportionnées à la gravité et la durée du manquement,
    • potentiellement liées au chiffre d’affaires de l’entreprise.

La directive oblige également certains États (dont l’Irlande) à adapter leur législation.

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5. Suppression des exemptions pour les anciens accords

  • Les accords antérieurs à 1994 ne seront plus considérés comme valides.
  • Environ 350 instances devront être renégociées.
  • Cette disposition ouvre la voie à une modernisation généralisée des CEE.

6. Position de la CFE-CGC et perspectives

La CFE‑CGC :

  • salue la réforme mais regrette l’absence de création automatique d’un CEE lorsque les seuils légaux sont atteints ;
  • rappelle que seules 1 000 entreprises disposent d’un CEE, contre 3 600 qui devraient en avoir un ;
  • entend participer activement à la transposition en droit français.

Calendrier :

  • Directive publiée prochainement au Journal officiel de l’UE.
  • 2 ans pour la transposition nationale.
  • 3 ans maximum pour l’application, soit une mise en œuvre complète d’ici fin 2027.
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Conclusion

La réforme constitue une avancée majeure pour :

  • moderniser le cadre juridique des CEE,
  • renforcer les droits des salariés,
  • améliorer le dialogue social transnational.

La CFE‑CGC reste mobilisée pour que cette révision se traduise concrètement dans les entreprises et devienne un levier réel d'amélioration du dialogue social européen.