Les entretiens individuels pratiqués par un employeur avec ses salariés doivent reposer sur "des critères précis, objectifs et pertinents", et pas des qualités morales, a souligné la cour de cassation qui devait se prononcer sur un litige entre un syndicat et une entreprise.

Parmi les critères figurant sur les fiches d'entretien en questions, se trouvaient des "compétences comportementales" : "ambition", simplicité", "persévérence", "optimisme"...

Etaient aussi évalués l'"honnêteté" ou le "bon sens" des salariés.

Entretien individuel 2

Problème, la "connotation moralisatrice" de ces termes "rejaillit sur la sphère personnelle des individus" et ces critères "apparaissent comme trop vagues et imprécis" pour établir un lien suffisant avec l'activité des salariés.